Ces fruits exotiques... que l'on n'ose pas acheter !

LA CARAMBOLE

Son nom ne vous est peut être pas très familier, mais vous connaissez sûrement la carambole. Ce fruit jaune est très utilisé coupé en tranches en forme d'étoile pour décorer les plats. Son goût sucré et acidulé est plaisant, mais la présence d'une neurotoxine en fait un fruit à consommer avec modération !

Comment la choisir ?
Bien que présente toute l'année sur nos étals, les mois de novembre, décembre et janvier sont prioritaires dans l'achat. La carambole se choisit bien colorée, ferme, avec un parfum fruité, une peau bien lisse et sans meurtrissures. Si celle-ci a des reflets verts, c'est que le fruit n'est pas mûr.

Comment la conserver ?
Si lors de l'achat le fruit a un aspect vert, il est conseillé de le laisser à température ambiante. Lorsque le fruit a atteint sa maturité, il est recommandé de le stocker dans le réfrigérateur. La carambole peut alors tenir jusqu'à 2 semaines. Et les tranches de carambole se congèlent.

Comment la préparer ?
Sa préparation est simple et rapide. Lavez bien le fruit et puis coupez-le en tranches, ce n'est pas nécessaire de le peler. Son goût est légèrement acide ce qui lui donne ce côté rafraîchissant très apprécié.

Comment la consommer ?
Les tranches de caramboles peuvent décorer une boisson tel que soda et cocktail, un plat à la manière de rondelles de citron ou alors égayer une salade de fruits. La carambole garnit des tartes, se transforme en compote, en confiture, en gelée, en sorbet. La carambole se poêle aussi et s'accommode en chutney pour accompagner des viandes, des volailles ou des poissons.

  

LE FRUIT DE LA PASSION

Le fruit de la passion ou maracuja est une petite baie tropicale dont la chair parfumée contient de nombreuses petites graines noires. Le fruit est porté par la « grenadille », une plante grimpante de la famille des Passifloraceae. La passiflore est connue pour ses propriétés calmantes. Thés et tisanes à base de passiflora sont ainsi destinées aux personnes en mal de sommeil. Par contre le fruit ne procure pas le même effet... ne vous inquiétez pas.

Comment le choisir ?
Le fruit de la passion se déguste tout au long de l'hiver et au début du printemps, aux mois d'octobre, novembre, décembre, janvier, février, mars et avril. Il est important de bien choisir le fruit. Ainsi, un fruit à la peau brillante et lisse ne sera pas signe de maturité !!! Il faudra le préférer lourd, odorant, à la peau fripée, signes d'un maximum de sucré et de saveur. Selon la variété, le fruit sera pourpre ou jaune.

Comment le conserver ?
Si la peau du fruit n'e st pas très plissée, laissez-le mûrir à température ambiante, puis mettez-le au réfrigérateur où il se conservera 1 semaine. Quant à congeler le fruit, ou vous le congèlerez entier ou alors vous congèlerez la chair. Attention dans ce cas à bien séparer la coque de la chair.

Comment le préparer ?
La façon la plus simple de déguster le fruit de la passion est de le couper en deux et de le consommer nature, à la petite cuillère. Si vous ne voulez pas consommer les graines, passez simplement la chair dans un tamis.

Comment le consommer ?
Avec la pulpe du fruit dont vous en aurez extrait les graines, vous pouvez faire des confitures et des gelées, des granités et des sorbets ou encore des mousses. En été et lors des apéritifs, il saura parfaitement se marier avec d'autres fruits pour obtenir un panel de cocktails. Et le fruit de la passion que l'on pense généralement exclusif pour les mets sucrés, se retrouve également dans des compositions salées. Vous pourrez donc l'utiliser dans une marinade pour des viandes ou encore dans la confection de sauces d'accompagnement pour le poisson.

  

LA GRENADE

Le nom Grenade vient du latin « granatus » qui signifie « riche en grains ». C'est cette grande quantité de graines qui a contribué à faire de ce fruit un symbole de fertilité et de prospérité. Sous son enveloppe coriace se niche une multitude de petites graines charnues « les arilles » qui représentent l'unique partie comestible de ce gros fruit. Présente dans la cuisine du Moyen-Orient depuis toujours, la grenade est à la fois acide et sucrée. Elle s'installe maintenant avec bonheur dans la cuisine occidentale.

Comment la choisir ?
Choisissez la grenade prioritairement en novembre, décembre, janvier et février. Le fruit doit être ferme, dodu et rond. Le choisir lisse, brillante, sans coupure, avec une peau rouge virant au brun et surtout lourde, signe que le fruit est juteux. En tapotant la grenade, vous devez entendre comme un son métallique.

Comment la conserver ?
Le fruit entier peut être stocké pendant 3 semaines au réfrigérateur. Quant aux pépins de semences peuvent être congelés dans un sac hermétique pendant 1 an.

Comment la préparer ?
Pour retirer les graines d'une grenade, il faut d'abord décalotter le fruit avec un couteau puis le couper en quartiers que l'on plonge dans un bol d'eau. Grattez ensuite ceux-ci : les graines se libèrent et coulent au fond de l'eau. Les morceaux de membrane blanche, non comestible, flottent à la surface et s'éliminent ainsi facilement.

Comment la consommer ?
La grenade se consomme le plus facilement en jus. Mais ses arilles frais ou séchés s'ajoutent dans d'autres boissons comme les smoothies, dans des salades de fruits ou de légumes, dans du riz ou d'autres céréales. Vivement sautées à la poêle, les graines de grenade accompagnent fort bien une viande rôtie, une volaille, un poisson ou des crustacés et même des légumes. Son jus est aussi très apprécié, nature ou sous forme de sirop ; à l'origine, la grenade était d'ailleurs l'ingrédient de base de la… grenadine !

  

LE KAKI

Avec son allure de grosse tomate, le kaki fait de plus en plus souvent son apparition sur nos étals, sans qu'on sache forcément comment le consommer. Originaire de l'est de la Chine, le kaki est le fruit du plaqueminier. De la taille d'une tomate, sa peau est orange, sa chair a une saveur rappelant l'abricot, la poire et l'amande fraîche. Il existe deux variétés de kakis : l'une, non astringente, se déguste croquante ; l'autre, riche en tanin, se savoure quand sa chair est blette autrement dit extra-mûre.

Comment le choisir ?
Fruit d'hiver par excellence, le kaki se déguste aux mois d'octobre, novembre, décembre, janvier. Choisir le kaki en fonction de ses goûts. Les kakis « Persimon », « Sharon » et « Fuyu » s'achètent encore durs et se croquent comme une pomme. Les kakis à chair tannique « Hachiya » ou « Tomatero » se dégustent blets, c'est-à-dire extra mûrs. Veillez à ce que leur chair ne soit pas abîmée.

Comment le conserver ?
Les kakis à chair ferme se conservent 2 jours maximum dans le bac à légumes du réfrigérateur. Les kakis classiques peuvent être placés dans la corbeille à fruits où leur mûrissement se poursuivra. Une fois blets, ils se gardent 48 heures maximum au réfrigérateur et doivent être maniés avec précaution.

Comment le préparer ?
Les kakis « Persimon », « Sharon » et « Fuyu » n'ont pas besoin d'être pelés. La chair des kakis blets se prélève à la petite cuillère. Leur peau ne se mange pas.

Comment le consommer ?
Si l'on peut croquer dans le kaki à chair ferme, il est moins facile de savoir par quel bout prendre le kaki blet, qui se révèle extrêmement fragile. Pour éviter qu'il ne vous éclate entre les doigts, et que sa chair devenue presque liquide par endroit ne vous file entre les doigts, voici la meilleure façon de procéder : rincez-le sous l'eau, décalottez-le ou coupez-le en deux et allez-y à la petite cuillère.
Le kaki est délicieux nature mais rien ne vous empêche de le cuisiner. - Nature : Les kakis à chair ferme peuvent se croquer sans être pelés. Quant aux kakis blets, prélevez la chair à la petite cuillère. Leur peau ne se mange pas.
- En sucré : Coupés en fines lamelles, les kakis à chair ferme se dégustent en carpaccio sucré, accompagnés de glace à la vanille et coulis de fruits rouges. Ou alors cuit en tranches ou en compote seule ou avec d'autres fruits.
- En salé : Cru sur un plateau de fromages, cuit en compotée pour accompagner des plats de viande blanche ou de canard. Le kaki à chair ferme forme un savoureux mariage avec le saumon fumé.

  

LE MANGOUSTAN

Derrière sa coque épaisse et violacée, le mangoustan cache une chair fondante d'un goût subtil et d'une blancheur nacrée. Originaire d'Indonésie, le mangoustan, également appelé mangouste, est un fruit exotique très apprécié des gourmets. Aliment plaisir connu pour ses propriétés désaltérantes, c'est un allié pour votre bien-être.

Comment le choisir ?
Voilà un fruit disponible sur les étals tout au long de l'année. Le mangoustan possède une écorce verte, épaisse de plusieurs millimètres, liégeuse et lisse. Celle-ci vire au brun violacé lorsque le fruit arrive à maturité. Au moment de choisir un mangoustan, vérifiez que le fruit soit légèrement souple au toucher : trop dur, il n'est plus consommable.

Comment le conserver ?
Le mangoustan se maintient 2 à 3 semaines à température ambiante, et jusqu'à 7 semaines entre 4 et 8°C.

Comment le préparer ?
On peut manger le mangoustan mûr nature : couper la coque en deux en son milieu, ouvrir alors comme si vous ouvriez une boîte. Manger les quartiers blancs à la main ou à la cuillère.

Comment le consommer ?
Le mangoustan se consomme volontiers frais, nature ou en salade de fruits. En cuisine, il sera plus couramment utilisé en jus, mais vous pouvez l'inclure dans des sirops, des sorbets. Il peut être intégré dans des recettes de salades sucrées ou salées. Le mangoustan peut aussi être travaillé en confiture.

  

LA PAPAYE

Avec son physique de longue poire de 15 à 20 cm de long, la papaye est le fruit du papayer. Elle nous vient du sud du Mexique même si aujourd'hui, on la cultive dans la plupart des pays tropicaux. Sa pulpe est orange avec des teintes parfois jaunes. En coupant le fruit en deux, vous tomberez sur des pépins ronds et noirs. Bien qu'ils soient éliminés, sachez qu'ils sont comestibles même s'ils ont un goût quelque peu amer et épicé.

Comment la choisir ?
Bien que présente toute l'année sur nos étals, la commercialisation de la papaye est plus importante de novembre à mars. La peau de la papaye jaunit en mûrissant. Lorsque le tiers du fruit est jaune, cela signifie qu'il est mûr et prêt à être consommé. Une papaye verte mûrit sans problème à température ambiante en quelques jours.

Comment la conserver ?
Mûre, une papaye fraîche se conserve au réfrigérateur pendant 2 à 3 jours.

Comment la préparer ?
Lavez la papaye et coupez-la en deux dans sa longueur. Avec une cuillère à soupe, retirez les graines et la membrane collante qui les recouvre. Et mangez-la à la cuillère à même la peau. Ou alors, enlevez la peau avec un couteau ou un épluche-économe. Coupez la chair de la papaye en tranches ou en cubes.

Comment la consommer ?
La papaye fait merveille dans des salades de fruits. Elle peut se préparer en tarte, se transformer en glace ou en sorbet, s'intégrer dans des gâteaux. Elle rejoint volontiers des salades de légumes, de crevettes et de crabe. La papaye verte se cuisine comme une courge. Râpée et blanchie, elle s'accommode en salade ou en gratin ou se cuisiner en soupe.

  

LA PITAHAYA

Le pitahaya ou pitaya dit aussi « fruit du dragon », est le fruit d'un cactus. Sa chair est blanche avec de petits pépins noirs. En bouche, la texture est similaire au kiwi. Juteux et rafraîchissant, la saveur du pitahaya est très douce. Le croquant des pépins apportent une texture agréable sous la dent. L'essayer, c'est l'adopter.

Comment le choisir ?
La pitahaya s'apprécie toute l'année, apportant aux étals sa couleur éclatante. Il est important de bien choisir le fruit. Ainsi, un fruit à la peau brillante et lisse ne sera pas signe de maturité !!! Il faudra le préférer lourd, odorant, à la peau fripée, signes d'un maximum de sucré et de saveur. Selon la variété, le fruit sera pourpre ou jaune.

Comment le conserver ?
Dans le compartiment à fruits du réfrigérateur, la pitahaya se conserve de 3 jours à 1 semaine et dans le panier à fruits 3 jours maximum. Tout dépend, bien entendu, de son degré de maturité.

Comment le préparer ?
La pitahaya se déguste crue coupée en 2 : elle est très rafraîchissante et sa saveur est fine, douce et parfumée.

Comment le consommer ?
La pitahaya se consomme à la petite cuillère bien fraîche ; on peut y ajouter quelques gouttes de jus de citron pour en relever le goût. Le pitahaya se mélangera également agréablement à une salade de fruits. Vous pourrez également en faire des jus, des smoothies, des confitures.

  

LE RAMBOUTAN

Poilu il l'est ! C'est d'ailleurs grâce à ce trait qu'il se distingue aisément de son lisse cousin le litchi. Dans les champs, le ramboutan ne craint pas la concurrence de son compère car il s'épanouit en climat chaud et humide, là où le litchi ne montrera que des feuilles et pas le moindre fruit ! Par contre, sur les étals, le litchi ne lui laisse guère de place, et c'est fort dommage...

Comment le choisir ?
Choisissez le ramboutan bien mûr de septembre à décembre. Ce fruit est d'abord vert, puis il devient rouge, orange ou jaune quand il murit. Les épines molles similaires à des cheveux sont vertes quand le ramboutan est fraichement cueilli, mais le fruit reste bon à manger pendant quelques jours même quand ces excroissances noircissent.

Comment le conserver ?
Vous pouvez garder le ramboutan pendant 3 à 5 jours dans le bac à légumes du réfrigérateur et emballé dans un sac en plastique pour garder son humidité.

Comment le préparer ?
Vous épluchez le ramboutan comme le litchi en utilisant simplement un couteau ou votre ongle pour faire sauter l'écorce. Les épines ne sont pas piquantes, on a juste la sensation de poils raides. A l'intérieur, vous découvrirez la chair vitreuse, blanche et juteuse. Son goût est très frais, aromatique et aigre-doux. La chair est légèrement plus ferme que celle du litchi.

Comment le consommer ?
Les ramboutans sont principalement consommés frais, tels quels. On le prépare en confitures et conserves, cependant la pulpe perd alors de sa saveur. Les fruits se cuisent également en compote.

  

LE TAMARILLO

Partez à la découverte de nouvelles saveurs avec le tamarillo. Ce fruit exotique se déguste de mille façons… pour tous les goûts ! Sa peau est lisse et satinée. Sa chair est sucrée et acidulée. Certains lui trouvent des affinités avec la mangue, la groseille à maquereau ou encore la tomate ou le melon.

Comment le choisir ?
Le tamarillo est présent sur les étals toute l'année. Préférer un tamarillo intact et ferme, à peau lisse, rouge vif, sans taches mais qui cèdent sous une légère pression des doigts. Un tamarillo non mûr sera amer.

Comment le conserver ?
Le tamarillo se conserve mûr pendant 1 jour ou 2 à température ambiante et environ 1 semaine au réfrigérateur.

Comment le préparer ?
En raison de sa saveur aigre-douce, le tamarillo, qui se consomme aussi bien cru que cuit, accepte les préparations sucrées et salées, d'où son vaste champ d'utilisation. Mais, dans tous les cas, il est nécessaire de le peler. Pour ce faire, le plus simple est de le pocher quelques instants dans l'eau bouillante puis d'en retirer la peau, comme pour une tomate.

Comment le consommer ?
Lorsqu'il est très mûr, le tamarillo se mange cru, souvent simplement coupé en deux, salé ou sucré, parfois arrosé de jus de citron vert. Il se cuisine comme la tomate, qu'il peut remplacer dans la plupart des recettes. Il accompagne très bien la viande, la volaille et le poisson. Il est délicieux dans les sauces. Il se prépare en confiture, en gelée ou en marinades. Il ajoute une note inhabituelle aux salades, lorsqu'il est mariné 1 heure ou 2 dans de la vinaigrette. Il aromatise aussi yaourts, crèmes glacées, sorbets et boissons.


Date de création : 15/03/2018 11:07
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